Projets de recherche

275 résultats

Porteur: A.T. NDONG


Résumé:

La région sahélienne en Afrique septentrionale, correspond à une étroite bande de terre large de 500 à 700km, qui s'étend de l'Atlantique à la mer Rouge (Atlas, 1998). Elle est comprise entre les latitudes 15° et 20°N et les isohyètes 100 et 600mm, et couvre une superficie de 5,378 millions de km² (Akpo, 1990). Cette région se singularise du reste de l’Afrique par ses traits physiques et biologiques dont les principales caractéristiques sont l’aridité et la fragilité des écosystèmes. Au Sénégal, le sahel correspond à une zone appelée Ferlo ou zone sylvopastorale située au sud de la vallée. Divers études sur les dynamiques de peuplements végétaux menées dans cette zone sylvopastorale font mention ces dernières années, d’une dégradation progressive du couvert végétal. Ce problème se pose avec acuité surtout aux abords immédiats des forages aménagés dans le nord du Sénégal où l’on observe des auréoles de surfaces dans lesquelles la végétation tend, de plus en plus à disparaitre (LEHOUEROU 1977 ; BOUDET 1978 ; TOUTAIN et PIOT 1980 ; UNESCO-PNUE-FAO 1981; BARRAL 1982 ; WISPELAERE et NOEL1983 ; CHILD et al 1984). Certains auteurs expliquent la dégradation du couvert végétal sahélien par les sécheresses successives observées depuis 1973 et par l’aridification du climat (TOUTAIN et PIOT 1980 ; BREMAN ET KRUL 1983) ; d’autres contestent vigoureusement cette version et attribuent la dégradation au surpâturage. Selon ces derniers, les péjorations climatiques ne sont pas un fait nouveau dans l’histoire du Sahel, dans la mesure où des sécheresses sévères, comme celle de 1913-1914, n’ont pas fortement perturbé l’équilibre écologique local (LEHOUEROU 1977). Ainsi étudier l’histoire de la végétation dans cette zone pour connaitre l’origine de cette dégradation, nécessite que des séries paléoenvironnementales longues et bien datées soient étudiées. Or, jusqu’à présent seul le Lac de Guiers (J.L.SAOS et al 1981 et1982 ;A.M.LEZINE et al 1986, 1988 et 1989) situé dans la partie occidentale de notre zone d’étude, a fourni des séries palynologiques continues recoupant des sédiments d’âge holocènes. Les données palynologiques ont montrées qu’une modification paléogéographique a entrainée localement le développement de la mangrove à l’emplacement du Lac actuel durant le Nouakchottien, puis son remplacement par une végétation d’eau douce dans un environnement sahélien à l’holocène récent (LEZINE, 1986). A l’échelle régionale, de grandes variations ont affecté l’environnement végétal dans l’ensemble du bassin versant du Lac. (LEZINE et al. 1986) C’est ainsi que notre étude se propose de compléter les quelques recherches paléoécologiques menés au cours des années 80 et qui ont permis de reconstruire l’histoire paléoenvironnementale de ce secteur en fixant notamment la mise en place des conditions actuelles vers le début de notre ère. L’objectif principal de cette étude est de concourir à développer une approche de rétro-observation des dynamiques écologiques en zone sahélien et tout particulièrement sur le terrain de l’OHM (Observatoire Homme Milieux).) Cette approche d’histoire de l’environnement qui privilégie la prise en compte de la longue durée comme échelle de reconstitution des trajectoires environnementales a pour ambition de donner un cadre temporel élargi aux dynamiques actuellement observées et par conséquent, de faciliter les démarches de modélisations qui pourraient être amenées à se développer ultérieurement. Pour l’atteindre, nous nous sommes fixés des objectifs spécifiques à savoir : - L’étude d’enregistrements sédimentaires dans le lac de Guiers et dans les mares temporaires qui fera l’objet d’une analyse multi-proxy (trois proxys : pollens et spores, microfossiles non polliniques et particules carbonisées) permettant de document le dernier millénaire tout en analysant le contenu en particule carbonisées susceptible de donner lieu à une reconstitution du signal incendie. - La reconstruction de l’histoire du feu et de leurs impacts sur les écosystèmes à partir d’une étude antracologiques et/ou pédoantracologique d’enregistrement sédimentaire. - La détermination de l’état actuel des ressources végétales tout autour des mares temporaires et du lac de Giers à partir de relevés échantillonnés dans la zone d’étude.

Porteur: S Diatta


Résumé:

Dans la zone sahélienne, l’élevage est l’activité principale des populations. L’élevage, extensif, est de type traditionnel et l’alimentation des animaux est basée essentiellement sur les pâturages naturels. Le pâturage herbacé produit au cours de la courte période des pluies n’existe que pendant une partie de la saison sèche (AKPO et GROUZIS, 1996). L’insuffisance et l’irrégularité des pluies accentuent le déficit en fourrage herbacé. En complément pendant la longue saison sèche, les ligneux fourragers constituent un appoint alimentaire important. Pour satisfaire les besoins de plus en plus importants des populations, notamment celles de la zone de la Grande Muraille Verte (GMV), avec les possibilités actuelles du milieu, une liste d’espèces adaptées à la zone a été proposée parmi lesquelles nous avons repéré Maerua crassifolia. C’est est une espèce très appétée par les animaux domestiques, avec un fourrage d’extrême qualité. Les feuilles, riches en β-carotène (BERGE et HVEEM, 1992) et les fruits, qui constituent un excellent fourrage durant la saison sèche (ACHARD, BOULKACIM et GOURO, 1991), sont particulièrement des sources de protéines et d’éléments minéraux (LE HOUEROU, 1980). Les rameaux verts sont broutés par tous les animaux domestiques et sauvages. Il semble toutefois que les chevaux et les ânes n’en consomment pas ou très peu. Le chameau aime les fleurs. C’est une plante rustique, résistante au broutage (CISSE, 1980). Les fruits sont combustibles. Les feuilles très riches en calories sont utilisées en pharmacopées pour les coliques. Elles sont aussi mangées avec le couscous. L’écorce est utilisée contre la fièvre, la carie dentaire, ou pour purifier l’eau. Réduite en cendre, l’écorce est utilisée pour faire de la teinture noire (ARBONNIER, 2000). L’objectif général de ce projet est de caractériser les sols des populations à Maerua crassifolia identifiés dans les zones de Widou et Tessékéré.

Porteur: M. Sembene


Résumé:

L’objectif global de cette étude est d’analyser la bio-écologie, la variation et la structure génétique des populations de Sitophilus zeamaïs dans et en dehors de la zone de la grande muraille verte, en vue d’identifier clairement les possibilités d’interconnexion mais aussi d’isolement biologique. Il s’agira aussi d’étudier les événements démographiques qui ont probablement façonné la structuration génétique de ce ravageur. Ces investigations permettront, à termes, d’apporter des solutions dans la conservation du maïs, céréale de grande importance alimentaire et économique.

Porteur: Aliou Guisse


Résumé:

En Afrique, les fruitiers locaux ont une grande importance pour l’alimentation des populations locales et ont toujours fait l'objet d’exploitation sous forme de cueillette (Aubreville, 1950). Toute fois certaines espèces de cueillette ne sont pas comptabilisées dans le lot des plantes alimentaires et ne sont consommés que pendant la période de soudure ; et pourtant, leur importance du point de vue apport nutritionnel et en tant que source de revenus pour les populations pourrait être d’un appoint non négligeable (FAO, 2003). Sclérocarya birrea (A. Rich) est un végétal ligneux qui pousse naturellement en zone soudano sahélienne au Sénégal (Grouzis et Sicot 1980). Les mésocarpes des fruits sont sucés en période de soudure et les noix oléagineuses sont très peu exploitées. Très peu d’études se sont intéressées aux fruits de la plante. Leurs utilisations en industrie agroalimentaire et cosmétique sont également rares. C’est dans ce cadre que nous nous sommes intéressés à l’espèce Sclérocarya birrea (A. Rich) pour chercher à évaluer la valeur nutritive de ses fruits en tant qu’aliments de soudure. Dans ce présent travail, nous étudierons les caractéristiques physico-chimiques de la pulpe et des huiles.

Porteur: A.B. Ndiaye


Résumé:

La présente proposition a pour objet l’étude de l’impact des Termites sur la distribution de la végétation herbacées dans les parcelles reboisées non pâturées et leurs alentours pâturés. Le sol, support de la végétation, est un milieu au sein duquel vivent beaucoup d’organismes, au nombre desquels les Termites. Les Termites font partie des espèces qui, par leurs actions directes ou indirectes, impactent significativement et durablement le développement et la production des plantes. Dans les savanes africaines, plusieurs études ont démontré le lien qui existe entre les qualités nutritives et structurales des sols et les Termites, qualifiés de ce fait ingénieurs de l’écosystème. A travers leurs activités de construction, les Termites enrichissent le sol et contribuent, tant au niveau microscopique qu’au niveau macroscopique, à une diversification des habitats. Les modes 3/22d'alimentation et de nidification des Termites conduisent à la mise en place d'interactions symbiotiques entre les termites et les organismes qui vont des microbes aux organismes supérieurs, animaux ou végétaux. Selon Okullo & Moe (2012), le pâturage exclu, les Termites sont le facteur le plus déterminant de la variation spatial de la strate herbacée en savane. D’après Jouquet et al. (2004), dans les savanes humide guinéennes de Côte d’ivoire, ce rôle est principalement joué les Macroterminae. Ainsi, le rôle des termites dans le fonctionnement de l'écosystème, qui va bien au-delà d'un simple maillon dans la chaîne alimentaire, mérite d’être connu pour une gestion durable des écosystèmes savanes.

Porteur: Jean-Claude Raynal

Porteur: Paul Robinson

Porteur: Pascal Tozzi

Porteur: Aissatou Thiam Ndong

Coporteurs: Guissé A., Gallop D.


Porteur: Aissatou Thiam Ndong

Coporteurs: Guissé A.


Porteur: Pascal Tozzi

Porteur: Aly DIALLO

Porteur: Sekhouna DIATTA

Porteur: Grudmann GRUNDMAN

Porteur: Abdou KA