Projets de recherche

275 résultats

Porteur: Aboubacry KANE

Porteur: Sophie LEVANDOWSKI

Porteur: Ousmane NDIAYE

Porteur: Aissatou Thiam NDONG

Porteur: Ibrahima NDOYE

Porteur: Khoudia NIANG

Porteur: Moustapha B SAGNA

Porteur: Mamadou SARR

Porteur: Amath THIAW

Porteur: Mohammed Zaoui

Porteur: Hélène BROUTIN


Résumé:

Nous proposons de réaliser un projet pilote au Sénégal afin d’explorer le lien entre la dynamique de la méningite et la variabilité environnementale (poussières, humidité, vent) (i) à l’échelle du district et (ii) en se focalisant sur la saisonnalité (i.e. le cycle annuel). Des données génétiques (sérogroupes) pour les années les plus récentes (2008-2011) permettront également d’étudier ce lien pour les différents sérogroupes qui circulent dans le pays. Ce projet s’inscrit à la fois dans les activités menées dans le cadre international de MERIT et dans le cadre national du PPR SEAO (Santé de l’Enfant en Afrique de l’Ouest). Le projet pilote proposé ici présente 3 objectifs majeurs qui s’inscrivent sur le long terme dans le cadre d’un projet plus vaste de la compréhension de la dynamique de la méningite au Sénégal et dans la « ceinture » de la méningite par une approche intégrée (décrite ensuite dans le document dans la partie ‘programme plus vaste’) : - Décrire la dynamique spatiale et temporelle de la méningite à l’échelle du district au Sénégal ces 9 dernières années (saisonnalité, synchronie des épidémies) et identifier des potentiels foyers ou sources. - Etablir un descriptif de la distribution spatiale et temporelle des sérogroupes. - Explorer le lien entre la saisonnalité de la méningite et la variabilité environnementale et climatique à l’échelle du district

Porteur: Axel DUCOURNEAU/DIEYE M.


Résumé:

Au cours des deux premières années de son fonctionnement, l’OHMi Tessekere s’est attaché a créer un réseau de recherche sur le thème global de la résilience des systèmes socio-écologiques du Sahel avec un objectif spécifique qu’est le suivi pluridisciplinaire d’un projet multisectoriel de développement mis en oeuvre par l’Union Africaine appelé «Grande Muraille Verte». Ce suivi scientifique permet de répondre aux enjeux sociétaux et écologiques de la désertification. 4 axes ont été privilégiés par l’OHMI Téssékéré : Eau et Sols, Biodiversité, Systèmes sociaux, Santé. Depuis 2009, une vingtaine de projets ont été mis en oeuvre selon ces axes. La question de la mise en oeuvre de l’interdisciplinarité, notamment le partage et l’intégration de données, s’est posée dès le départ avec la création de ce nouveau type d’outil scientifique: «Les OHM ne sont pas des observatoires au sens classique du terme. Ils ne sont pas constitués- ou pas uniquement ni prioritairement- pour observer une thématique déterminée au moyen d’un suivi régulier d’indicateurs ou par un monitoring formalisé. Leur fonction plus large de dispositif localisé d’analyse et d’exploration pluridisciplinaire fait que les approches classiques en termes de bases de données et SIG n’épuisent pas l’ensemble de la problématique Systèmes d’Information des OHM. Les OHM doivent donc innover dans la constitution de leur Système d’Information par rapport à des observatoires classiques».Cette remarque de Thierry Joliveau lors de la réunion du réseau des OHM en Juin 2011 montre que la question reste d’actualité et pose clairement les problèmes a résoudre en terme de conception d’un Système d’information de l’OHMi, objectif principal de ce projet. Un système d'information (SI) est un ensemble organisé de ressources (matériels, logiciels, personnel, données et procédures) qui permet de regrouper, de classifier, de traiter et de diffuser de l'information sur un environnement donné. Le système d'information est le véhicule de la communication dans l'organisation et lui permet ainsi d'atteindre ses objectifs. L’objectif de l’OHMi Tessekere est d’analyser à la fois les processus de désertification dans le Ferlo sénégalais et leur gestion par la mise en place du projet de développement de la Grande Muraille Verte. L’architecture du SI devra prendre en compte une question importante, à savoir pourquoi la majorité des projets de développement en Afrique liés a l’environnement se sont-ils soldés par des échecs (reconnus par tous) depuis 30 ans? l’hypothèse est que les connaissances scientifiques accumulées étaient déconnectées du processus d’action, hors du contexte des systèmes sociaux écologiques étudiés. Les chercheurs de l'OHMI doivent dès lors collecter les données en utilisant le même protocole, stocker et partager des informations en utilisant les mêmes standards, analyser et visualiser les données en utilisant un SIG standardisé. Une partie importante de cette interaction est d'utiliser la collaboration pour définir des protocoles, des standards, susceptibles d'alimenter une bibliothèque de métadonnées. Dans le cadre du système d’information OHMi, 3 axes sont à explorer: - La nature des données et leur stockage - L’ accès et le partage de données. • L’utilité et l’utilisation des données. Le SI de l’OHMi s'attachera à organiser les liens logiques entre des organisations sociales et des écosystèmes selon 2 axes: • processus (connaissance des écosystèmes et des systèmes sociaux) • gestion des écosystèmes et de systèmes sociaux (action) permettant de gérer le flux d’informations de manière codifiée (donc sélectif) entre les 3 mondes sociaux en présence au sein du projet OHM: -scientifiques ( CNRS, UCAD, IRD, CIRAD, ISRA, CSE, INP ) -politiques et développeurs (APGMV, ANGMV) -populations locales (zone d’implantation de la Grande Muraille Verte )

Porteur: Didier GALOP


Résumé:

La présente proposition doit être considérée comme une étape préliminaire de lancement d’un projet plus vaste qui se déroulera sur plusieurs années et dont l’objectif principal est de concourir à  développer une approche de rétro-observation des dynamiques socio-écologiques en zone sahélo-sénégalaise et tout particulièrement sur le terrain de l’OHM-I. Cette approche d’histoire de l’environnement qui privilégie la prise en compte de la longue durée comme échelle de restitution des trajectoires environnementales a pour ambition de donner un cadre temporel élargi aux dynamiques actuellement observées et par conséquent, de faciliter les démarches de modélisations qui pourraient être amenées à se développer ultérieurement. A l’issue d’une première mission exploratoire de très courte durée durant l’automne 2011 plusieurs pistes de recherches semblent émerger et pourraient être potentiellement intéressantes à poursuivre dans un contexte où les sources documentaires exploitables restent rares compte tenu des caractéristiques du terrain : a) retracer l’histoire de la végétation et des dynamiques du couvert forestier de cette zone sylvo-pastorale au cours du dernier millénaire en privilégiant une approche multi-sources combinant des approches paléoécologiques (palynologie, pédoanthracologie) et des études écohistoriques fondées sur l’exploitation des sources iconographiques et textuelles anciennes. b) reconstruire l’histoire des feux et de leurs impacts sur les écosystèmes à partir d’une étude anthracologique et/ou pédoanthracologique d’enregistrements sédimentaires Au délà de ces deux orientations préliminaires de recherche – orientations qui pourront évoluer en fonctions des potentialités documentaires découvertes sur le terrain - le projet s’inscrit également dans une démarche de formation à la recherche et de coopération scientifique dont l’objectif est de permettre le développement local des disciplines paléoécologiques et notamment de la palynologie en assurant la formation d’étudiants à ces approches tout en facilitant la construction de bases de données documentaires (collections de références) nécessaires au développement local de ces disciplines.

Porteur: Lamine GUEYE


Résumé:

Le développement de la grande muraille verte s’accompagne de changements d’écosystèmes, avec la possibilité de modifications du profil épidémiologique de nombreuses pathologies au niveau de la GMV. Ces maladies peuvent être transmissibles (d’origine bactérienne, parasitaire, mycosique, virale), ou bien non transmissibles (Hypertension artérielle, diabète, hypercholestérolémie, rhumatismes, goutte, accidents vasculaires cérébraux, carences nutritionnelles, etc) Afin d’accompagner le développement de la GMV, il est important de connaitre le statut épidémiologique actuel des maladies chroniques non transmissibles, mais aussi des maladies infectieuses dans la zone du Ferlo. L’objectif de ce projet est de faire une étude épidémiologique des différentes pathologies posant des problèmes de santé publique au niveau de la GMV.

Porteur: Ogobara Doumbo


Résumé:

Les taux de prévalence, la charge parasitaire et la multiplicité des co-infections parasitaires sont significativement corrélées, à la pluviométrie, l’hygrométrie, la température, la diversité et la densité du couvert végétal. Le taux de prévalence et le niveau d’endémicité du paludisme, des géohelminthes, baissent progressivement en Afrique, de la zone équatoriale, soudano-guinéenne, le sahel et le Sahara. Il y a aussi des parasitoses dont la transmission est plus adaptée dans la zone sahélo-saharienne, telles que la Leishmaniose cutanée à L.major et la schistosomose à S.haematobium. La susceptibilité et la résistance à certaines maladies parasitaires est aussi fonction des ethnies (paludisme et Peulh vs Dogon & Mossi), des groupes érythrocytaires (Système Duffy et P.vivax), des comportements nomades ou sédentaires et de la promiscuité avec les animaux domestiques et sauvages (zoo-anthroponooses telles que les Babesia, la toxoplasmose, les leismanioses et l’ hydatidose). Les populations, Peulhs, les Maures et les populations soudaniennes (Ouolofs, Malinké, Soninké, Bambara…), ont une susceptibilité différente face au paludisme ( Plasmodium falciparum et Plasmodium vivax). Cette co-évolution entre Homo sapiens et les parasites a sélectionné des gènes de résistance (HbS, HbC, Groupe ABO,……), dans un biotope et dans une biocénose, spécifiques. Une adaptation co-évolutive s’installe progressivement, permettant ainsi à des espèces linnéennes de se pérenniser dans un écosystème. Toutes modifications, naturelle (catastrophes, changement climatique) ou anthropiques (urbanisation, désertification, plantation, barrages et forages) entraine un déséquilibre et impact significativement sur la faune, la flore et donc l’endémicité et le fonctionnement du système de la « pathocénose ». Les plantations d’arbres pour stopper la progression du désert dans la zone sahélo-saharienne : la grande muraille verte, est une de ces modifications anthropiques d’un écosystème ; qui mérite un suivi multidisciplinaire répondant ainsi aux objectifs de la collaboration multi-pays et multi-équipes du laboratoire UMI-CNRS (Marseille, Dakar, Bamako et Ouagadougou). Le but de ce travail épidémiologique est caractériser le fonctionnement des potentiels foyers de transmission des parasitoses dans l’écosystème modifié de la grande muraille, de dégager les facteurs de risque environnementaux et anthropiques.