Porteur
Samuel Challéat
Session
2019
Co-porteur(s)
Titre
PYRENEES(phase2) : Pyrenean nighttime environment social-ecological systems monitoring program (Phase 2)
Résumé
Dans la continuité du projet PYRENEES (Pyrenean nighttime environment social-ecological systems monitoring program, financement LabEx DRIIHM 2018), le projet PYRENEES(phase2) poursuit l’exploration des liens entres paysages lumières et paysages sonores dans la vallée du Haut-Vicdessos, au sein du PNR-PA. Le projet PYRENEES(phase2) permettra [1] d’analyser le jeu de données récolté durant la phase de terrain de juillet 2018 (extraction d’indices de richesse et de complexité biophoniques, analyse de leurs potentiels en tant que proxys des effets de l’ALAN sur la biodiversité nocturne), [2] de consolider ce jeu de données par une deuxième phase de monitoring de l’environnement nocturne (réplication du protocole consistant au suivi de différents paramètres sur 33 points d’observation : captations sonores et ultrasonores des niveaux d’activité biophoniques et anthropophoniques, et luminosité artificielle de l’environnement à différentes échelles), et [3] d’enrichir notre approche interdisciplinaire de cet objet d’étude de dimensions SHS (analyse compréhensive des rapports à l’environnement et aux paysages nocturnes à l’aide d’enquêtes quantitatives et qualitatives et d’un protocole innovant d’immersion paysagère multisensorielle via l’utilisation d’un casque de réalité virtuelle). Ce croisement d’outils et méthodes contribuera au rapprochement interdisciplinaire entre sciences du territoire, sciences du vivant et de la conservation et sciences de la modélisation, rapprochement indispensable pour une étude socio-écosystémique de l’environnement nocturne. PYRENEES(phase2) regroupe huit chercheurs et enseignants-chercheurs issus des UMR LISST, GÉODE, DYNAFOR et LAPLACE ainsi que de l’Institut Mines-Télécom Atlantique, et un bureau d’études spécialisé dans l’expertise de la pollution lumineuse et de ses impacts sur les écosystèmes (Dark Sky Lab).
Type
Projet OHMs
OHM(s) concerné(s)
  • Haut-Vicdessos
Disciplines
Écologie, Géographie, Géohistoire
Image

Porteur

Samuel
Challéat
Samuel Challéat est géographe et aménageur, chercheur contractuel à l’UMR CNRS 5193 LISST (Université Toulouse 2). Coordinateur du Collectif RENOIR (Ressources Environnementales Nocturnes et territOIRes, http://renoir.hypotheses.org), il est l’auteur d’une thèse de doctorat portant sur la pollution lumineuse, ainsi que d’un essai grand public sur cette problématique, aux éditions Premier Parallèle (octobre 2019) : Sauver la nuit. Comment l’obscurité disparaît, ce que sa disparition fait au vivant, et comment la reconquérir. Un premier post-doctorat sur la qualité environnementale urbaine (2013, ANR EUREQUA) lui permet d’expérimenter l’interdisciplinarité entre sciences de la société, sciences expérimentales et sciences pour l’ingénieur. À l’occasion d’un deuxième post-doctorat (2015-2017, programme RENOIR), il se consacre à l’analyse des actions collectives territorialisées de protection et de valorisation de l’environnement nocturne, en lien avec les référentiels des transitions énergétique et écologique. Il s’attache désormais à mettre en œuvre une interdisciplinarité radicale pour une étude holistique de l’environnement nocturne. Plusieurs mandats l’insèrent fortement dans différents territoires de projets et lui permettent de traduire ses recherches vers l’action.

Participants

Samuel
Challéat
Samuel Challéat est géographe et aménageur, chercheur contractuel interdisciplinaire à l’UMR CNRS 5193 LISST (Université Toulouse 2). Coordinateur du Collectif RENOIR fondé en 2013 (Ressources Environnementales Nocturnes et territOIRes, http://renoir.hypotheses.org), il est l’auteur d’une thèse de Doctorat portant sur la problématique émergente des nuisances et pollutions lumineuses (soutenue en 2010 et intitulée “Sauver la nuit”. Empreinte lumineuse, urbanisme et gouvernance des territoires). Cette thèse explore les mutations dans la fabrique et la gouvernance de l’éclairage urbain face aux nouvelles préoccupations environnementales et économiques. Un premier post-doctorat sur la qualité environnementale urbaine (2013, ANR EUREQUA) lui permet d’expérimenter l’interdisciplinarité entre sciences de la société, sciences expérimentales et sciences pour l’ingénieur. À l’occasion d’un deuxième post-doctorat (2015-2017, programme RENOIR), il se consacre à l’analyse des actions collectives territorialisées de protection et de valorisation de l’environnement nocturne, en lien avec les référentiels des transitions énergétique et écologique, et ce plus spécifiquement dans les espaces de montagne. Depuis sa participation à l’action COST LoNNe (Loss of the Night Network) entre 2014 et 2016 et sa volonté d’inscrire ses travaux dans le paradigme du changement environnemental global et le cadre d’analyse des socio-écosystèmes, il s’attache à mettre en œuvre une interdisciplinarité radicale pour une étude holistique des effets de la pollution lumineuse sur l’environnement nocturne. Il participe à plusieurs programmes interdisciplinaires, comme le programme ITTECOP CHIROLUM (CESCO, LAPLACE, LISST, ThéMA, et Netherlands Institute of Ecology). Enfin, plusieurs mandats l’insèrent fortement dans différents territoires de projets et lui permettent de traduire ses recherches vers l’action.
Rémi
Bénos
Rémi Bénos est géographe, maître de conférences à l'INU Champollion et chercheur au laboratoire GÉODE (UMR 5602 CNRS, Université Toulouse 2 Jean Jaurès). Il travaille sur les processus de patrimonialisation de la nature et des paysages en montagne depuis une dizaine d'années. Ses terrains d’étude se situent en Europe (Pyrénées, Massif Central) et en Afrique (Kilimandjaro). Depuis sa thèse (soutenue en 2011 et intitulée Patrimonialisation de la montagne et action publique territorialisée. La politique Grand Site dans le massif du Canigou), il privilégie les méthodes d'enquête de type ethnographique et s'inscrit dans une posture constructiviste et critique qui appréhende la montagne en tant qu'objet géographique à faire advenir dans et par l'action collective. C'est dans cette optique qu'il s'intéresse à l'émergence des ressources environnementales nocturnes et fonde en 2013, avec Samuel Challéat, le Collectif RENOIR (Ressources Environnementales Nocturnes et territOIRes, http://renoir.hypotheses.org). Il intègre en 2015 le laboratoire GÉODE et s'intéresse depuis à la production de données instrumentées dans un double objectif : contribuer à la production de données manquantes dans le domaine de l'environnement nocturne, et intégrer ces résultats dans les dispositifs d'enquête qualitative pour questionner le découplage entre la mesure et le ressenti.
Clélia
Sirami
Clélia Sirami est écologue, chargée de recherche INRA au sein de l’UMR 1201 DYNAFOR (Dynamiques et Écologie des Paysages Agriforestiers). Ses recherches se situent à l’interface entre écologie des paysages, écologie des communautés et écologie de la conservation. Elle s’intéresse à l’impact des changements globaux sur les paysages, la biodiversité et les services écosystémiques. Elle a travaillé sur l’impact des changements d’utilisation des terres et des changements climatiques sur les paysages et la diversité des oiseaux en région Méditerranéenne et dans les savanes du sud de l’Afrique. Elle a également étudié le rôle de l’hétérogénéité des paysages sur l’activité des chauves-souris en Afrique du Sud. L’objectif de ses recherches actuelles est d’identifier des compromis spatialisés entre services écosystémiques de la biodiversité dans les paysages agricoles. Elle a notamment coordonné le projet Biodiversa FarmLand sur le rôle de l’hétérogénéité des cultures pour la biodiversité et les services écosystémiques.
Alexis
Laforge
Alexis Laforge réalise actuellement son Doctorat en écologie du paysage et biologie de la conservation au laboratoire DYNAFOR (Dynamique et Écologie des Paysages Agriforestiers – UMR 1201) intitulé “Chiroptères, infrastructures routières et connectivité du paysage”. Cette thèse s’intéresse aux multiples impacts de la fragmentation du paysage induite par le réseau routier sur les chiroptères à travers une approche multi-échelle : à l’échelle régionale il étudie l’influence relative du réseau routier sur la distribution des chiroptères par rapport aux autres menaces anthropiques telle que la pollution lumineuse. À une échelle plus locale, il étudie l’influence du paysage sur l’efficacité des ouvrages routiers inférieur à maintenir des corridors naturels pour les chiroptères. Pour cela les pollutions sonore et lumineuse seront prises en compte comme facteurs environnementaux indispensables pour identifier les conditions optimales nécessaires à l’utilisation de ces ouvrages par les chiroptères afin de limiter les collisions routières et permettre le maintien des populations. Cette thèse Cifre est financée par le Conservatoire des Espaces Naturels de Midi-Pyrénées pour lequel Alexis Laforge assure des missions d’accompagnement avec le PNP afin d’élaborer des protocoles adaptés à l’identification des corridors nocturnes en faveur des chiroptères.
Nicolas
Farrugia
Nicolas Farrugia a obtenu son doctorat en électronique en 2008. Il a ensuite effectué ses recherches en postdoctorat en Neurosciences Cognitives, à l’Institut Max Planck pour la Cognition Humaine et les Neurosciences à Leipzig (Allemagne) ainsi que dans le département de Psychologie de l’Université Goldsmiths à Londres. Nicolas intègre l’Institut Mines Telecom Atlantique, à son site de Brest, en tant que maître de conférences en juillet 2016. Nicolas co-dirige le projet Br.A.In. (Brain-inspired artificial Intelligence) dont les objectifs principaux sont d’avancer l’état de l’art en apprentissage machine (1) en s’inspirant du cerveau d’une part et (2) en travaillant sur des représentations de données adaptées à l’extraction optimale des connaissances. Nicolas contribue au développement de techniques de traitement de signal sur graphes, dont l’objectif est de tenir compte des liens entre les observations multivariées, telles que les distances entre capteurs ou leurs dépendances statistiques.
Olivier
Bories
Olivier Bories est Maître de conférences à l’École nationale supérieure de formation de l’enseignement agricole (ENSFEA), dont il est également membre du Conseil scientifique. Il exerce ses recherches au sein de l’UMR CNRS 5193 (LISST, équipe Dynamiques rurales) et est également chercheur associé au Laboratoire de Recherche de l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles (LAREP, ENSP). Il est par ailleurs co-fondateur du Réseau-Agriville (https://reseau-agriville.com/) et membre du Comité scientifique FReDD (Film Recherche Développement Durable ; http://www.festival-fredd.fr/). Olivier Bories enseigne l'aménagement de l'espace et la didactique de l'aménagement à l'ENSFEA auprès des enseignants-stagiaires de l'enseignement technique agricole. Il conduit ses recherches sur la thématique de la transformation paysagère des espaces et des stratégies d'acteurs dans le projet de paysage et de territoire. Il s'intéresse plus particulièrement aux actions de l'agriculture urbaine , de l'artificialisation des franges urbaines, de l'agroforesterie et aux trajectoires de vie de celles et ceux qui les portent. Il utilise la photographie mais surtout l'écriture filmique et le film recherche comme méthodologie et langage de production et de diffusion de la connaissance scientifique. Ces recherches sont des ressources pédagogiques qu’il mobilise pour la formation et la médiation locale territoriale.
Georges
Zissis
Georges Zissis est né à Athènes en 1964, il a obtenu sa Maîtrise de Physique en 1986 à l’Université de Crète suivie par un Master et un Doctorat en Physique de Plasmas à l’Université Toulouse 3 – Paul Sabatier, respectivement en 1987 et 1990. Aujourd’hui il occupe un poste de Professeur au Département de Génie Électrique de la Faculté de Sciences et Ingénierie. Il dirige le groupe de Recherche “Lumière & Matière” du laboratoire LAPLACE (UMR 5213 CNRS-INPT-UPS). Il est Directeur de la Fédération de Recherche “Habitat et Habitant vers le Développement Durable”. En 2006, il a obtenu le 1er Prix du challenge du centenaire de l’IEC (International Electrotechnical Committee), le World Energy Globe Award pour la France ainsi que la Médaille Augustin Fresnel de l’Association Française de l’Eclairage en 2009. En 2011 a été nommé Docteur Honoris Causa de l’Université d’État de St. Petersburg (Fed. de Russie). Il est président de la 63e section du CNU (2015-19) et président-élu de IEEE Industrial Application society (2017-18). Il a été le représentant français au Comité de direction du réseau Européen COST LoNNe (Loss of the Night Network). Ses thèmes de recherche sont : sciences et technologies des systèmes d’éclairage ; physique des décharges électriques utilisées comme sources lumineuses ; système et métrologie pour les systèmes d’éclairage à semi-conducteurs ; normalisation et qualité des sources lumineuses ; impacts de l’éclairage sur l’énergie, l’environnement, la qualité de vie, la santé et la sécurité ; interactions entre la source lumineuse et l’alimentation électrique associée.
Laurent
Canale
Né à Saint-Martin d'Hères (France) en 1972 et titulaire d'un Master et d'un doctorat en Électronique des Hautes-Fréquences et Optoélectronique de la faculté des sciences de l'université de Limoges, en 1998 and 2002, il a travaillé entre autres sur les couches minces de ferrite de strontium pour applications magnétiques (mémoires, circulateurs microondes, etc.). Le sujet de sa thèse l’a conduit à s’intéresser aux dépôts de couches minces de niobate de lithium par ablation laser pour les télécommunications optiques. De 2004 à 2010, il a travaillé comme Ingénieur de Recherche à l'INRA au Laboratoire BioEmCo. (Paris, France) sur l’étude des transferts hydriques entre la plante, le sol et l’atmosphère jusqu’à des applications portant sur les modèles météorologiques. En 2010, Il rejoint le CNRS et travaille pour le laboratoire LAPLACE, dans l'équipe "Lumière et Matière" où ses recherches se concentrent sur les sources de lumière efficaces comme les LED et les OLED avec un intérêt particulier sur les mécanismes de dégradation. Il est co-directeur de deux thèses sur ces sujets depuis 2013. Il a pris la charge de Président de la région Midi-Pyrénées de l'Association Française de l'Eclairage en 2014 et collabore également à des programmes de recherche européens sur la pollution lumineuse et la protection du ciel étoilé (COST ES1204, “Loss of the Night Network”, LoNNe). Il est également membre élu à la commission recherche et au conseil académique de l’Université de Toulouse depuis 2018 et secrétaire de l’ILDC (Industrial Light and Display Committee - IEEE) depuis 2019.
Sébastien
Vauclair
Sébastien Vauclair est Docteur en astrophysique (Université Toulouse 3 – Paul Sabatier), gérant et chef de projet pollution lumineuse au sein du bureau d’études Dark Sky Lab, BE spécialisé dans le domaine de l’étude de la pollution lumineuse. Dark Sky Lab bénéficie de l’expérience de terrain et de l’expertise théorique et technique de ses fondateurs et partenaires (lancement du projet de la Réserve Internationale de Ciel Etoilé du Pic du Midi, Diagnostic pollution lumineuse du Quercy, du Pays de Lourdes et des Vallées des Gaves, caractérisation des Trames Sombres). DSL assure également des sessions de sensibilisation grand public et des formations professionnelles (ADEME, CNFPT, université HEPIA Genève, Association Française de l’Éclairage, Agence Française pour la Biodiversité). Dans le cadre du projet PYRENEES, Sébastien Vauclair mettra à disposition des autres membres du consortium les données géoréférencées générées par le logiciel Otus (modélisation numérique des halos lumineux ; développé par Dark Sky Lab, Otus utilise les bases de données de sources lumineuses géolocalisées avec leurs caractéristiques physiques associées et permet donc de produire des cartographies de pollution lumineuse en conformité avec l’implantation réelle des réseaux d’éclairage), ainsi que les logiciels spécifiques pour le traitement et l’analyse scientifique des images qui seront produites à l’aide de l’instrumentation de la plateforme LUMEN (UMR GÉODE). Enfin, deux appareils de mesures développés par Dark Sky Lab seront mobilisés et testés lors des phases de terrain : SCOPS et Ninox.