Porteur
Thierry Renaux
Session
2019
Co-porteur(s)
Mauve CARBONELL
Titre
La question du stockage terrestre des résidus de la production d’alumine dans le sud de la France (XIXe- XXIe siècles)
Résumé
L’objectif général de ce projet est d’analyser, sur le temps long (XIXe- XXIe siècle), les modes de stockages terrestres des résidus de la production d’alumine dans le sud de la France, un des hauts lieux historiques de la fabrication de cet oxyde.
Depuis 1860, l’alumine est produite à partir de bauxite - d’abord par le procédé Deville-Le Chatelier puis par le procédé Bayer. À partir de 1923, ce dernier procédé est employé de façon quasi exclusive. Quel que soit le mode préparatoire mis en œuvre, la production d’alumine à partir de bauxite génère une grande quantité de déchets (environ 50 % du minerai traité).
Cinq usines ont produit de l’alumine en France par les procédés Deville-Le Chatelier et/ou Bayer (Salindres, Gardanne, Saint-Louis-les-Aygalades, La Barasse et Château-Arnoux-Saint-Auban). Ce projet vise à retracer l’histoire des différents sites de stockage terrestre (la plupart n’étant plus exploités industriellement) de ces usines et de leur gestion (en leur temps), afin de les mettre en perspective avec celui de Mangegarri qui est le seul encore « en activité ».
Une place essentielle de ce travail sera consacrée à la valorisation et à la réhabilitation de ces lieux de stockage, ainsi qu’à leur inscription dans le paysage actuel. De ces exemples, la question sera posée de savoir s’il est possible de tirer des conséquences et/ou de déterminer des pistes de réflexion quant au devenir du site de Mangegarri. En résumé, serait-il possible de faire une (ou des) transposition(s) pour l’avenir de ce site ?
Type
Projet OHMs
OHM(s) concerné(s)
  • OHM Bassin Minier de Provence
Disciplines
Histoire
Image

Porteur

Thierry
Renaux
Thierry Renaux est chercheur au Centre de recherches historiques (UMR 8558, EHESS/CNRS). Auparavant, il a travaillé, durant une dizaine d’années, comme chargé de mission patrimoine et communication à l’Institut pour l’histoire de l’aluminium et a collaboré avec l’Observatoire de Paris et le Conservatoire national des arts et métiers (Aquitaine). Il est par ailleurs qualifié en sections 22 (Histoire et civilisations) et 72 (Épistémologie, histoire des sciences et des techniques) du Conseil national des universités.
Ses travaux portent sur l’histoire des sciences, des techniques et de l’industrie. Il est l’auteur d’une trentaine de publications, la plupart concernant l’histoire de l’aluminium et de ses productions, et a participé à de nombreux projets patrimoniaux dont l’organisation d’une vingtaine d’expositions (du conseil scientifique à l’organisation) et la création de musées (le musée des Gueules rouges de Tourves dans le Var). En 2017, il a soutenu une thèse sur l’histoire globale de l’aluminium au XIXe siècle – de la découverte à la perception d’un nouveau métal en passant par l’exploitation de minerai alumineux et la vie d’une industrie (L’aluminium au XIXe siècle. Une industrie aux pieds d’argile, entre chimie et métallurgie (1854-1890), dir. L. Hilaire-Pérez et F. Hachez-Leroy, EHESS) ; ce travail a reçu en 2018 une mention spéciale du Prix Crédit Agricole d’histoire des entreprises.

Participants

Mauve
CARBONELL
Mauve Carbonell est maître de conférences en histoire, Chaire Jean Monnet, responsable du Master Études européennes et internationales d’Aix-Marseille Université, membre de l’UMR TELEMMe. Ses travaux portent sur l’histoire de la construction européenne en ses débuts et sur l'histoire de l’industrie (Communauté européenne du charbon et de l’acier, industrie de l’aluminium, relations industrie-milieu). Elle est membre du comité de pilotage du Centre d'excellence Jean Monnet d'AMU ainsi que du comité de pilotage de l'Observatoire des relations euroméditerranéennes de la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (MMSH). Elle a coordonné plusieurs projets européens, dont un projet « Learning EU at School » (2012-2015) et est actuellement Programme Director pour AMU du Master conjoint Erasmus Mundus « South European Studies » porté par l'Université de Glasgow. Elle a publié seule plusieurs ouvrages sur les élites communautaires (Des hommes à l’origine de l’Europe, PUP, 2006; De la guerre à l’union de l’Europe, PIE Peter Lang, 2019) et participé à l’écriture et la coordination de plusieurs ouvrages sur l’histoire de l’industrie (avec Xavier Daumalin et alii, Industrie entre Méditerranée et Europe, XIXe-XXIe siècle, Aix-en-Pce, PUP, 2019; avec Ivan Grinberg, Maurice Laparra, Le blanc et le noir. Cinquante ans de recherches sur la production d’aluminium au LRF, Mirabeau, REF.2C Éditions, 2012; avec Olivier Lambert et Philippe Mioche, De la mine à la puce – Le pôle industriel de la haute vallée de l'Arc. Des origines à nos jours, Mirabeau, REF.2C Éditions, 2011).
Philippe
MIOCHE
Philippe Mioche est professeur émérite d’histoire contemporaine à Aix-Marseille Université, UMR TELEMMe. Spécialiste d’histoire industrielle, il a publié, seul ou en collaboration, de nombreux textes sur l’histoire de l’aluminium dont, récemment :
Philippe Mioche, « L’industrie de l’aluminium dans la Première Guerre », in Patrick Fridenson et Pascal Griset (dir.), L’industrie dans la Grande Guerre, Paris, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, 2018, p. 357-380.
Philippe Mioche, « L’Australie, nouvel entrant dans l’aluminium (1955-1985) », Entreprises et histoire, 2017/4 (n° 89), p. 96-112.