Porteur
Mehdi Saqalli
Session
2018
Co-porteur(s)
Titre
FERLOZAD2 ZONAGE A DIRES D'ACTEURS DANS LE FERLO PHASE 2
Résumé
Le projet FERLOZAD est motivé par la nécessité de se représenter ce territoire (certes homogène mais pas indépendant du reste du pays), à savoir dans son utilisation, en particulier agricole mais surtout pastoral, dans son organisation institutionnelle et dans l'empreinte de l'appui de l’État Sénégalais, et en particulier le volet vital de l'infrastructure sanitaire et dans les transformations qu'il subit sur ces aspects agricoles et institutionnels.
Les Zonages à Dires d'Acteurs ou ZADAs permettent de rendre compte à l'échelle régionale de ces points de manière « quali-quantitative », à savoir dont l'information recueillie est positionnée géographiquement, renseignée quantitativement mais dont le choix des critères pertinents, leur priorité est choisie qualitativement par les acteurs locaux. Les vicissitudes du transfert des financements de l'année précédente ont contraint à décaler nombre d'actions de recherche à réaliser sur le territoire de l'OHM Tessekere, dont ce projet FERLOZAD.
Les ZADAs sont des interviews durant lesquels, autour d'une carte sur laquelle un calque est déposé, on décrit un territoire selon des critères proposés par les interviewées eux-mêmes, permettant de couvrir un grand territoire, une région, étudié dans sa globalité géographique, redéfinissant les contraintes du Ferlo et par là dans la sphère d’usage de ses habitants, mais aussi de faire apparaître les critères qui sont perçus localement comme caractérisant au mieux ce même large territoire;
Cette demande est donc simple: faire d'un report et d'une contrainte temporelle un atout en terme budgétaire pour assurer au mieux et en plus productif en termes de cartes une mission de recherche socio-géographique.
Type
Projet OHMs
OHM(s) concerné(s)
  • OHMI Téssékéré
Disciplines
Anthropologie, Biogéographie, Économie, Géographie, Socio-anthropologie
Image

Porteur

Mehdi
Saqalli
Mehdi Saqalli, Ingénieur agronome et forestier et docteur en analyse des systèmes agraires de l’université catholique de Louvain (Belgique), j’ai travaillé sur les sociétés rurales non industrialisées et sur des problématiques de développement dans plusieurs pays du Sud, via la modélisation multi-agents et une approche par enquêtes sociales et géographiques.. Mes travaux portent sur l’utilisation des outils de modélisation, en particulier multi-agents, pour la compréhension de l’impact des combinaisons situées de facteurs socio-anthropologiques et agro-environnementaux dans le devenir de sociétés rurales.
Mon projet de recherche cherche à formaliser cette complexité par une approche articulant échelles spatiales, temporelles et sociopolitiques grâce à l'utilisation de modèles sociogéographiques dynamiques, modèles de types multi-agents. L'objectif de ce projet est à moyen terme de faire apparaître des tendances d'organisation de ces sociétés et plus particulièrement de participer à la récusation/confirmation d'hypothèses scientifiques sur les causes socio-environnementales de leurs évolutions.
Becerra, Saqalli, Gangneron, Dia. 2016. Everyday vulnerabilities and “social dispositions” in the Malian Sahel, an indication for evaluating future adaptability to water crises? Regional Environmental Change 16 (5), 1253-1265.
Maestripieri, Saqalli. 2016. Assessing health risk using regional mappings based on local perceptions: A comparative study of three different hazards. Human and Ecological Risk Assessment: An International Journal 22 (3), 721-735.
Belem, Sáenz, Saqalli, Maestripieri. 2015. Integrated assessment modelling of environmental impacts of land use policy in West-Africa: A conceptual model. SAGEO, Hammamet, Tunisie.
Boussetta, Saqalli, Maestripieri, Rejeb. 2015. Comprendre un paysage et un territoire au travers d'un outil de spatialisation participatif: Cas de la zone de Mornag-Jebel Ressas. SAGEO, Hammamet, Tunisie.

Participants

Eric
Maire
Eric Maire, Docteur en EEA (Électronique, Électrotechnique et Automatique), ingénieur de recherche au CNRS depuis 1995, passé du monde de l’électronique vers l’analyse d’images appliquée à la biologie moléculaire à l’Institut de Biologie de Lille, il rejoint ensuite le GET (Géoscience Environnement Toulouse) en 1999. Il s’oriente finalement vers les problématiques environnementales pour avoir à cœur de se placer dans la pratique de l’interdisciplinarité. Depuis 2008 au laboratoire GEODE à Toulouse (Géographie de l’environnement), il se consacre sa recherche aux dynamiques et enjeux contemporains des environnements et des paysages. Ses thèmes de prédilection concernent les enjeux liés à la biodiversité, l’agroforesterie, le pastoralisme et l’apiculture en lien avec les politiques publiques. Par ailleurs, il met en œuvre des outils de spatialisation, de télédétection, d’analyse d’images en haute résolution dédiés aux recherches sur les sociétés pour la préservation des espaces protégés et de ses marges. Il travaille aussi bien en Europe (France, Italie, Espagne) que dans les pays plus au Sud (Venezuela, Inde du sud, Laos, Afrique, Chili, etc.). Il s’intéresse également aux moyens nécessaires pour «mesurer l’environnement» qui se trouvent au cœur de la question de la construction d’indicateurs robustes et cela aussi bien sur le volet social qu’instrumental.
Abdou
Ka
Abdou Ka est postdoctorant à la suite de la soutenance de sa thèse de doctorat en sociologie soutenue à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et réalisée au sein de l'UMI3189 Environnement, Santé, Sociétés. cette thèse s'intitule "Manger à Widou Thiengoly (Nord-Sénégal) : De l’abondance remémorée à la dépendance au marché", soutenue en décembre 2016. Il s’intéresse à des questions liées à la sociologie de l’alimentation, à l’anthropologie de la santé et du vieillissement au Sénégal.
Amadou
Diallo
Amadou Diallo est un Doctorant en socio-Anthropologie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et accueilli au sein de l'UMI3189 Environnement, Santé, Sociétés. Il s’intéresse à des questions de mutations des systèmes économiques pastoraux, de changements sociaux et économiques des pratiques pastorales, de la résilience économique en milieu pastoral, incluant la sociologie des marchés hebdomadaires, avec un terrain centré sur le nord du Sénégal.
Margaux
Mauclaire
Margaux Mauclaire est doctorante contractuelle en géographie humaine à l’Université de Bordeaux 3, laboratoire Les Afriques dans le Monde, Ecole Doctorale Montaigne-Humanités. Son projet de recherche est financé par le Labex DRIIHM avec pour sujet de Thèse intitulé « Habiter le Sahel sénégalais ».
Elle a obtenu sa licence de géographie option aménagement/environnement à l’Université de Picardie Jules Verne. Son Master 1 s’est déroulé à l’Université de Paris X et son Master 2 à l’Université de Paris VIII. Ses mémoires de recherche sont respectivement intitulés "Les conséquences de l’occupation du sol sur le lac Naivasha, au Kenya" et "Approche géographique du nomadisme contemporain : L’exemple des Travellers en France".
A la suite de son travail de Master 2, elle a continué à s’impliquer dans des travaux de recherche en géographie sur les nomades. Elle travaille aujourd’hui au Sénégal, dans le sahel, sur des questions relatives à un projet de développement, la Grande Muraille Verte, et les habitants, des pasteurs peul transhumants. Elle a commencé ce travail de thèse en 2015, avec l’OHM Téssékéré et l’Université de Bordeaux 3, au laboratoire LAM.