Porteur
Jean-Philippe Bedell
Session
2018
Co-porteur(s)
ORTA Nathalie
Titre
Approche des fonctions écosystémiques d’un anthropoécosystème présents dans les sédiments de casiers Girardon (AFECAS)
Résumé
Les aménagements des casiers Girardon ont conduit à une modification significative de la sédimentation lors des débordements. L’étude géomatique et de sédimentation de ces casiers a permis de mieux comprendre la sédimentation et d’établir un lien entre cette histoire et différents enjeux sociétaux. Certaines de ces marges sont volontairement des lieux inaccessibles de par les risques liées à la zone et les obligations du gestionnaire mais aussi du mode volontaire de gestion « libre, délaissé » de la végétation. C’est une zone d’exploitation et non de tourisme. Cependant sur une grande zone de ces casiers de Peyraud un cheminement sur une route gravillonnée est possible, au-delà d’une barrière cadenassée. La gestion des bordures de ce chemin donne lieu à une accessibilité restreinte (ronces, orties ; zones touffues) laissant une impression de « jungle » et donc de difficulté à pénétrer à l’intérieur des casiers dont la plupart sont tout ou en partie « terrestrialisés ». Le projet proposé a pour objectif d’explorer les fonctions ou services écosystémiques de ces milieux artificiels en relation avec l’acquisition de certaines propriétés de ces sédiments comme la matière organique (MO) présente (pédogénèse...) mais aussi en terme de biodiversité (indice qualité de sols ; vers de terre ; relevés floristiques…) et d’activités biologiques notamment en lien avec la dégradation de la MO (litière de végétaux morts). En même temps, la « perception » et la connaissance des « usages » visibles (actions du gestionnaire) et invisible (loisirs ; promenade…) seront entreprises pour cette zone d’étude des casiers du Peyraud
Type
Projet OHMs
OHM(s) concerné(s)
  • Vallée du Rhône
Disciplines
Anthropologie, Botanique, Écologie, Entomologie, Socio-anthropologie, Sociologie
Image

Porteur

Jean-Philippe
Bedell

Ma thématique de recherche porte sur l'évaluation de la mobilité environnmentale des polluanst dans les sédiments et plus particulièrement du rôle des organismes vivants dont les plantes sur cette mobillité. Cette approche fait partie intégrante de l'évaluation environnementale dans le cadre de la gestion par dépôt à terre de ces sédiments en amenant des élèments d'évaluation tant sur la toxicité pour les plantes que sur leurs potentiels de bioaccumulation.


 

Participants

Claudia
COELHO
Thése du Labex DRIIHM
Ecologie, écotoxicologie et géochimie
Nathalie
OTAR
Nathalie ORTAR est anthropologue, chargée de recherche du Ministère de la Transition écologique et solidaire. Elle a soutenu une thèse en ethnologie à l’université de Paris 10 en 1998. Après avoir été ATER et chargée de recherche contractuelle, elle intègre en 2004 l’ENTPE au titre de chargée de recherche. Elle a été chercheur invité au département d’anthropologie de l’université de San Jose (USA) en 2010-2011 et en 2017 au Global Sustainability Institute de l’Université Anglia Ruskin à Cambridge (UK). En 2016 elle a soutenu à l’université Lyon 2 une habilitation à diriger des recherches qui portait sur les liens aux lieux.
Ses recherches ont principalement porté sur les liens symboliques et sociaux entre l’habiter et la mobilité spatiale, résidentielle comme professionnelle. Questionner la place des mobilités et leurs effets sur l’habiter impose donc d’analyser l’articulation de l’habiter à la mobilité au travers du rôle de la matérialité, du temps et de la sensorialité.
Depuis 2010, parallèlement à ces recherches, elle développe une réflexion autour les changements de comportement qui interviennent dans les modes d’habiter dans un contexte d’injonction au développement durable, ce qui l’a conduite à interroger la place de l’énergie dans le quotidien. Dans ce cadre, elle a engagé le dialogue avec d’autres anthropologues menant des recherches destinées à qualifier l’énergie et les enjeux de son appréhension dans le cadre de l’EASA.
Enfin, prolongeant sur des artefacts contemporains ses recherches sur le développement durable et les usages sociaux des objets et du patrimoine, elle a développé en collaboration avec l’anthropologue Elisabeth Anstett.
Myriam
HAMMADA
Technicienne en charge des analyses et préparation des matrices solides; Aide sur le terrain