Porteur
Olivier Gimenez
Session
2018
Co-porteur(s)
Titre
Comment améliorer le bien-être des populations urbaines par plus de connexion à la nature ? Une approche de recherche croisée dans les espaces naturels protégés littoraux et marins de l’agglomération marseillaise
Résumé
Les espaces naturels protégés (ENP) en proximité urbaine jouent un rôle dans la conservation des milieux naturels et fournissent un nombre important de services aux habitants et aux communautés urbaines. Or, ces espaces font l’objet d’une pression anthropique et d’une fréquentation accrue, qui requiert la mise en place d’une gestion adaptative. L’évaluation des impacts sociaux des ENP urbains permet d’envisager une approche conjointe associant des objectifs de bien-être individuel et de conservation de l’environnement naturel.
Le projet étudie la place qu’occupent les espaces naturels côtiers et littoraux situés en proximité de l’agglomération marseillaise dans les relations des urbains à la nature. Quel rôle ces espaces jouent-ils dans le bien-être des individus et la construction d’une connexion à la nature ?
De nombreuses études mettent en évidence les bénéfices physiques et psychiques générés par la relation à la nature. La relation à la nature au quotidien construit également un attachement au lieu et peut constituer, à travers le sentiment de connexion, le support d’une sensibilisation à la conservation de la biodiversité. Or l’accès aux espaces de nature littoraux et marins est socialement inégalement réparti, tandis que le cadre de vie des populations urbaines éloigne de l’expérience quotidienne de nature. Il y a ainsi un enjeu double, social et environnemental, à étudier les relations des urbains avec les ENP.
La fréquentation des espaces naturels protégés constitue un levier important en termes de bien-être pour les habitants des villes et contribue à une connexion individuelle à la nature plus importante, alimentant une attitude pro-environnementale.
Type
Projet Post-Doctoral
OHM(s) concerné(s)
  • Littoral Méditerranéen
Disciplines
Géographie, Psychologie
Image

Porteur

Olivier
Gimenez
Je suis directeur de recherche au CNRS au Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive à Montpellier. Je dirige au CEFE le département Biodiversité et Conservation avec une 40aine de permanents qui travaillent en sciences de la conservation (écologie et SHS). J’anime également le GDR Ecologie Statistique qui rassemble modélisateurs et écologues avec une entrée SHS. J’étudie la dynamique des socio-écosystèmes avec un intérêt tout particulier pour les relations entre hommes et animaux. De formation en mathématiques et statistiques, je m’intéresse à l’écologie des espèces dites « à problèmes » comme grands carnivores et cétacés et leurs interactions avec les activités humaines. L’approche que je privilégie est celle de la modélisation qui permet de rassembler les acteurs de différents horizons autour d’une plate-forme commune. Conscient de l’importance de la dimension humaine dans les problématiques que j’étudie, je suis retourné à l’université pour étudier la sociologie (Licence). Les questions qui m’animent actuellement sont i) le défi de la gestion transfrontalière des espèces de grands carnivores en Europe, ii) les interactions entre populations captives et sauvages de grands mammifères, iii) le renforcement de l’efficacité du réseau d’aires marines protégées en Méditerranée, iv) la construction d’outils d’aide à la décision pour la conservation des grands mammifères, v) le développement d’une démographie multi-espèce pour évaluer l’impact des changements climatiques et de la gestion sur les communautés animales. Mon travail est interdisciplinaire avec de multiples collaborations avec les collègues géographes (R. Mathevet, C. Mounet), sociologues (H. Houdayer), ethnologues (N. Lescureux), économistes (B. Rashford) et linguistes (A. Steuckardt).