Porteur
Gabrielle Seignemartin
Session
2017
Co-porteur(s)
Hervé Piégay
Titre
Evaluation de la capacité des arbres à enregistrer une contamination métallique VOLET N°2 : mieux caractériser les sédiments pour mieux comprendre les risques de transfert
Résumé
Pour répondre aux objectifs européens (DCE), la restauration des masses d’eau fortement modifiées est devenue un enjeu important. Malgré tout, l’impact des aménagements fluviaux sur les potentialités écologiques et les risques en matière de pollution de ces milieux alluviaux sont encore peu connus. Les casiers Girardon du Rhône ont pour origine la volonté anthropique de maîtriser le fleuve mais sont aussi le témoin sédimentaire des dynamiques et des pollutions du XXème siècle. En effet, ces ouvrages construits à la fin du XIXème siècle sont composés de digues submersibles latérales et longitudinales situées sur les marges du cours d’eau. Ces structures forment des casiers qui se comblent au fil du temps tels des pièges à sédiments fins. Ces milieux sont singuliers en termes de perceptions, d’usages, de pratiques (notamment piscicoles et récréatives). Ils présentent aussi une grande diversité dynamique dépendante des connexions avec le chenal. Le stockage sédimentaire et de polluants s’y déroulant est à relier à une complexité spatio-temporelle reflet de la géohistoire des sites. La dynamique de la végétation se développant sur ces casiers est marquée par cette histoire [1] & [2].
Le projet OHM2016 « Evaluation de la capacité des arbres à enregistrer une contamination métallique » était centré sur la végétation riveraine et plus précisément la chimie des arbres. Le but était d’établir un protocole permettant d’analyser des matrices organiques (arbres) en se référant à la bibliographie et à des analyses de contrôles. La question de fond était de savoir si les arbres riverains sont des enregistreurs potentiels de la contamination métallique de ces milieux. Ainsi, la campagne de terrain a été menée au cours de l’été 2016 et des analyses de patrons chimiques foliaires ont été réalisées en partenariat avec l’Ecole des Mines des Saint-Etienne à la mi-novembre 2016. Les résultats sont en cours d’analyse. Afin de pouvoir les interpréter dans les meilleures conditions et les valoriser dans un article scientifique, il convient encore d’améliorer la caractérisation des matrices sédimentaires, support de la végétation, pour mieux comprendre les possibilités de transfert de contaminants métalliques.
Type
Projet OHMs
OHM(s) concerné(s)
  • Vallée du Rhône
Disciplines
Géographie
Image

Porteur

Gabrielle
Seignemartin
Doctorante en CDU avec l'université Lyon 2, rattachée à l'UMR 5600 et au laboratoire EVS. Ma thèse en cours s'intitule "Géohistoire de la sédimentation fine et des contaminants métalliques sur les marges construites du Rhône" et est encadrée par Hervé Piégay.

Participants

Hervé
Piégay
Directeur de Recherche CNRS - Laboratoire EVS
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Olivier
Faure
Physiologie végétale - EMST
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Jacques
Moutte
Géochimie - EMST
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Hasna
Boubakri
Ecologie Microbienne - UMR 5557 - Lyon 1
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