Porteur
Laurent Granjon
Session
2016
Co-porteur(s)
Christophe Diagne
Titre
Changements environnementaux et évolution des communautés de parasites et de leurs hôtes rongeurs natifs et invasifs au Nord Sénégal
Résumé
Depuis quelques décennies, la région du Ferlo est soumise à d’importantes perturbations climatiques et anthropiques, avec des répercussions sur la structure des communautés naturelles. Dans l’optique de réhabiliter les habitats naturels, l’initiative Grande Muraille Verte (GMV) a été mise en place et, au Sénégal, fait l’objet d’un suivi scientifique continu depuis 2009 via l’Observatoire Homme-Milieu (OHM) de Tessekere. Les données acquises en 2010-2011 sur les rongeurs montrent la présence de trois espèces principales: Gerbillus nigeriae, une ravageur de culture invasif arrivée dans les années 2000 au Sénégal depuis la Mauritanie, et Arvicanthis niloticus et Taterillus cf pygargus, deux espèces typiques des savanes sahéliennes.
Plusieurs hypothèses suggèrent que les invasions biologiques peuvent avoir des conséquences sur les interactions rongeurs-parasites, et en santé publique lorsque les hôtes impliqués sont réservoirs de zoonoses. La zone du Ferlo représente une opportunité unique de tester l’impact relatif des changements dus à l’invasion de la gerbille et à la mise en place de la GMV sur la dynamique des communautés d’hôtes et la transmission des parasites.
Notre projet s’intéresse à différentes communautés de parasites impliqués ou non en santé publique : helminthes gastro-intestinaux, bactéries pathogènes, leishmanies, toxoplasme. Il est basé sur des échantillonnages de rongeurs dans le Ferlo (dans et hors de la zone GMV), et sur une comparaison avec des données similaires (acquises dans le cadre d’autres programmes) obtenues dans une zone d’invasion plus ancienne de G. nigeriae. Les parasites seront identifiés à l’espèce via une combinaison d’approches morphologiques et moléculaires.
Type
Projet OHMs
OHM(s) concerné(s)
  • OHMI Téssékéré
Disciplines
Éco-épidémiologie, Écologie, Zoologie
Image

Porteur

Laurent
Granjon
Mes activités de recherche se répartissent entre systématique intégrative de rongeurs africains et études de populations et communautés de petits mammifères, en particulier dans des contextes de zoonoses et/ou d’invasion par des espèces de rongeurs en Afrique de l'Ouest (voir détails dans CV et à la page http://www6.montpellier.inra.fr/cbgp/Personnel/Personnel-permanent/Granjon). Actuellement installé dans l'implantation principale de l'UMR 022 IRD "Centre de Biologie pour la Gestion des Populations" à Montpellier dont je suis directeur-adjoint, j'ai été affecté pendant 6 ans (2008-2014) à Dakar dans l'implantation secondaire de l'unité au Sénégal. J'y ai entre autres participé aux projets OHM-Tessekere pilotés en 2010, 2011 et 2013 par Massamba Thiam (IFAN-UCAD, Dakar). Je porte actuellement un projet OHM-Tessekere sur le thème "Changements environnementaux et évolution des communautés de parasites et de leurs hôtes rongeurs natifs et invasifs au Nord Sénégal", ainsi qu'un projet financé par la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) sur le thème "Scénarios d’invasion de rongeurs au Sahel : Impact des changements globaux sur l’expansion de la gerbille nigerianne et la souris domestique au Sénégal".

Participants

Christophe
Diagne
Je travaille sur l’écologie des communautés de parasites en contexte d’invasions biologiques. Je m’intéresse aux patrons écologiques et évolutifs des interactions hôtes-parasites et me focalise sur les rongeurs en tant que modèles hôtes. Je viens d’obtenir ma thèse de doctorat au CBGP (UMR 022 IRD). Le but de mes travaux était de tester diverses prédictions couramment évoquées dans la littérature pour expliquer le succès d’invasion. J’ai étudié les relations entre communautés de parasites (helminthes gastro-intestinaux et bactéries pathogènes), immunité et succès d’invasion de rongeurs commensaux au Sénégal. Au cours de ma thèse, j’ai pu développer un profil scientifique transdisciplinaire allant du parasitisme à l’éco-immunologie, et une certaine autonomie scientifique, notamment en ce qui concerne les analyses statistiques d’écologie des communautés (modèles linéaires généralisés et mixtes, approches multivariées). Je travaille également sur les méthodes d’identification moléculaire de certaines communautés de parasites. Aujourd’hui, j’entame un contrat post-doctoral qui m’offre l’opportunité de mettre en application et de développer les différentes compétences acquises au profit d’autres contextes d’études sur les rongeurs africains. Egalement, je continuerai à enrichir la base moléculaire de références que j’ai commencée à mettre en place pour les helminthes gastro-intestinaux, des parasites influant sur la dynamique des populations de rongeurs, mais dont l’identification parfois fastidieuse constitue parfois un frein important aux conclusions de nombreux travaux. Pour mes travaux, je m’appuie sur un important réseau de collaborateurs spécialistes bien établi dans le monde (France, Sénégal, Finlande, Thaïlande).
Carine
Brouat
Carine Brouat travaille depuis plus de dix ans sur l’écologie évolutive des interactions rongeurs-parasites en Afrique de l’Ouest. Ses recherches ciblent les communautés naturelles de rongeurs envahissants et natifs, et leurs macro (helminthes intestinaux) et micro-parasites (bactéries pathogènes). Elles visent à comprendre l’histoire évolutive des espèces invasives (approches de génétique des populations et de phylogéographie) et le rôle du parasitisme (analysé à l’échelle des communautés) et des modifications immunologiques associées dans le succès d’espèces envahissantes (e.g., le rat noir et la souris domestique) face à des communautés natives bien adaptées à leur habitat (approches d’écologie de terrain ou expérimentales ; identification de parasites ; immunoécologie). Carine Brouat travaille également sur les conséquences de ces invasions en termes de santé publique (détection d'agents de zoonoses portés par les rongeurs), en lien avec plusieurs collaborateurs (Université de Limoges, UMR IRD MIVEGEC, Projet PATHO-ID). Elle est titulaire d’un diplôme d’expérimentation animale (Niveau 1 ; approuvé par la FELASA).
Malick
Diouf
Titulaire d’un doctorat d’Etat, je suis maître-assistant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. En parallèle avec mes heures d’enseignements annuels en biologie animale (cours magistraux niveaux Licence 1 et 2, travaux pratiques et dirigés) où je me focalise sur la morphologie et la physiologie des insectes, j’exerce d’importantes activités de recherche avec de nombreux partenaires, notamment sur les modèles petits mammifères et poissons. Ainsi, je suis spécialisé dans la systématique générale des helminthes de rongeurs et de poissons. J’ai à ce titre été quelques années membre des équipes locales (Sénégal) de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Actuellement, je suis le responsable général de l’Institut Universitaire de Pêche et d’Aquaculture (IUPA) où je coordonne l’ensemble des programmes d’enseignements et activités destinés aux étudiants. Je suis également le référent administratif de la structure. Je développe cependant encore des activités parallèles en tant que chercheur, comme en témoigne mes récentes publications au cours des deux dernières années. J’ai également encadré un nombre importants d’étudiants de niveau master et doctorat et participé à de nombreux jurys de soutenance. Actuellement, j’envisage d’accentuer mes activités de recherches au sein de l’IUPA en me focalisant sur les parasites de différentes espèces de poissons endémiques au Sénégal. De manière parallèle, je participe également de manière récurrente à des projets collaboratifs avec le CBGP (UMR 022 IRD) sur le modèle rongeurs.
Ambroise
Dalecky
Ambroise Dalecky is studying community ecology in villages and agro-ecosystems of Western Africa. Since 2007, he is in charge of a longitudinal study that focuses on native and invasive rodents and their parasites in Senegal and Mali. His study design includes localities sampled since the 1970’s, some of those being further studied in ENEMI. This monitoring aims at testing some of the most recent paradigms of metacommunity ecology. AD analyzes community patterns at different spatio-temporal scales, and tests for relationships with local environmental factors and spatial distribution. From there, he has proposed that these communities are structured by species-sorting and mass-effect dynamics as predicted by generalized source-sink metacommunity models. In ENEMI, AD will bring his logistical, conceptual and analytical knowledge of communities in Western Africa.

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